Séraphin Torrin et Ange Grassi

Ange Grassi

Le corps d’Ange Grassi exposé à la vue des niçois

Les maquisards passent à l’offensive. Les soldats allemands circulant dans les villes ou les localités, isolément ou en petits groupes, sont attaqués et souvent abattus. De nombreux Résistants sont capturés et fusillés. Onze patriotes des Alpes-Maritimes, parmi lesquels 5 étudiants de Nice, sont fusillés à St Julien du Verdon. D’autres le sont à Utelle, Bar-sur-Loup, Gourdon, Cannes, Grasse et Sospel.

Le 23 juin, au cours d’un combat, un sous-officier allemand est tué à Gattières, un soldat au Pont Charles-Albert. A Nice le 28 juin, 2 soldats allemands sont tués, puis vient le tour d’un colonel. L’état-major allemand décide de frapper un grand coup pour effrayer la population.

Le 3 juillet, une unité de SS envahit le village de Gattières, rassemblant tous les hommes sur la place en vue de leur déportation. Ils se saisissent de 6 otages. Au domicile de deux d’entre-eux, Ange Grassi et Séraphin Torrin, ils trouvent deux pistolets. En effet, l’un ouvrier agricole provençal et l’autre maçon italien appartenaient à la formation locale des Francs Tireurs et Partisans.

Pour les deux combattants, un terrible calvaire commence. Aux Nouvelles Prisons de Nice, ils sont affreusement torturés pour leur faire avouer qui sont leurs camarades, qui sont leurs chefs. Ils ne parlent pas.

Séraphin Torrin

Torrin pendu devant les Galeries Lafayette à Nice en juillet 1944

Le 7 juillet, vers 16 heures, les allemands font évacuer par la police la Place Masséna et ses environs. Torrin et Grassi sont pendus aux réverbères de l’Avenue de la Victoire (actuelle Avenue Jean Médecin) face aux Galeries Lafayette. La foule des niçois horrifiés, muette défile ensuite devant les corps suppliciés des deux combattants de la liberté.

L’action patriotique des Résistants niçois n’en fut pas arrêtée pour autant : l’arrière-pays entrait en insurrection, prélude à la libération du mois d’août.

Chaque année, le 7 juillet, le Comité du Souvenir de la Résistance se fait un devoir d’honorer leur mémoire

Leur sacrifice est le gage le plus sûr pour que l’Union Fraternelle entre les peuples persiste à jamais.

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